27/02/12

Qu’est ce qu’on goûte? {concours inside}


Les journées s’allongent. On ne fera plus de goûter sous le ciel qui tombe..

Ce que je préfère pour le goûter sera toujours la simple et bonne tarte aux pommes de ma môman. Des pommes du jardin recouvertes d’un peu de cannelle, sur une pâte feuilletée légère et croustillante... rien de mieux! (par contre je ne mange pas la croûte – je n’aime pas les croûtes).

Quand le goûter c’est chez moi, j’aime préparer des trucs bizarres, mon gâteau à l’avocat reste un grand winner, celui au choco-betterave marche à fond chez les girly. Et si j’ai franchement pas le temps c’est thé et biscuits, comme ceux fourrés à la confiture de fraise ou de framboise. A ce propos, si tu aimes les ambiances so british je te conseille le bouquin d’ Angel Adorée que je viens de me dégoter: Vintage Tea party (en Anglais). Des recettes ok, mais aussi tout un tas de conseils pour obtenir la bonne atmosphère: invitations, coiffure, couture, vaisselle… Un livre très joliment fait.

Côté goûter avec les mioches (j’adore les mioches), je trouve que le plus fun c’est de le préparer avec eux. Rien de plus agréable que des crêpes ou des super cookies comme ceux de Delphine, entourée de garnements aux petites mains sales.

Et sinon, ces derniers jours j’ai pris plaisir à préparer le gâteau aux graines de pavot & lait ribot de Pascale Weeks, j’ai bavé sur le naughty cheesecake de Christelle, et j’ai adoré feuilleter le tout nouveau livre d’Aline : «Goûters rigolos».
Si tu ne la connais pas déjà, c’est la super blogueuse de My little fabric. J’aime son univers, j’aime ses créations, et son nouveau bouquin est le partenaire idéal pour des goûters simples et amusants entre petits et grands gourmands. Un livre très chouette!


Tu veux des cadeaux? Je te propose de gagner 2 livres «Goûters Rigolos» et 2 coffrets «Atelier Goûters Rigolos», parus aux éditions Larousse.

Pour cela, il suffit que tu me dises en commentaire ce que tu prépares le plus souvent pour le goûter. Tu as jusqu’au 12 mars pour participer. 4 personnes seront tirées au sort.

(Ceux qui ont des problèmes pour laisser un commentaire peuvent m’envoyer un email ici : b-wak@jveuxetrebonne.com.)

(Ceux qui n’ont pas de blog ou de compte, n'oublieront pas de préciser leur petite adresse mail que je puisse les retrouver. Merci !)


Good luck!

23/02/12

Gâteau glacé au Pineau des Charentes et Ananas


Je vous disais que j’avais fait un tour en Charente… Là-bas on mange de bonnes huîtres de Marennes-Oléron, des cagouilles, de délicieux fromages de chèvre comme le Chabis, on boit du Cognac, et aussi du Pineau.

Jusqu’ici je pensais que le pineau c’était le genre de bouteille qu’on retrouvait cachée dans le placard d’un vieil oncle ou de nos grand-mères. (Je n’ai rien contre les grand-mères - surtout celles qui boivent du pineau.)
La vérité c’est qu’à mon retour à la capitale, j’me suis pointée à un petit apéro avec une bouteille de pineau et que je me suis jamais fait autant de potes en une soirée – nan sérieux, succès garanti j’te dis.

J’ai visité le Domaine du Chêne à St-Palais de Phiolin, je crois bien que c’est le meilleur moyen d’en apprendre plus sur sa fabrication. J’ai appris que le pineau était un vin liquoreux composé de ¾ de jus de raisin pour 1/4 d’eau-de-vie de cognac. Qu’il en existe du blanc, du rosé ou du rouge, du jeune, du vieux et même du très vieux. Et bien sur, j’aurais bien voulu te faire un super exposé complet, mais je t’inviterais plutôt à visiter le site du comité du Pineau des Charentes, tout est bien expliqué et il y a même des recettes à base de pineau.

J’viens de dire des recettes…Tu te doutes bien que je pouvais pas me contenter de boire un petit rosé avec quelques glaçons et une rondelle de citron...Il fallait que je l’essaye en cuisine! Surtout après avoir profité d’un repas autour du Pineau à la Ribaudière, et d’avoir littéralement craqué sur une superbe Saint-Jacques poêlée, accompagnée d’une soubise d’oignons au pineau rouge et truffes noires.


Moi à la maison, j’ai braisé du choux rouge au pineau rouge, j’ai déglacé mon magret de canard au pineau toujours rouge, et j’ai servi le tout accompagné d’une purée de panais…Comment te dire? C’était pas bon, c’était trop bon.

Entre temps j’ai fait un tour en Italie et je crois que je ne suis toujours pas rentrée. Qu’est ce que tu dis d’un gâteau façon semifreddo au pineau blanc, sur une base de biscuit façon cheese-cake, accompagné d’ananas au piment façon ça va trop bien ensemble?



Gâteau glacé au Pineau des Charentes et ananas

Pour le semifreddo:
- 3 jaunes d’œufs
- 100g sucre
- 130ml de pineau des Charentes blanc
- 350ml de crème fraiche liquide

Pour la base:
- 250g de biscuit type sablés
- 2 cuillères à soupe de pineau des Charentes

Pour l’ananas au piment:
- ¼ d’Ananas (environ 200g)
- 50g de sucre
- 20g d'eau
- 1 piment

Recouvrir de papier sulfurisé un bac allant au congélateur.
Ecraser vos biscuits en miettes. Ajouter 2 cuillères à soupe de pineau pour l’humidifier, et bien étaler au fond du bac. Placer au congélateur.
Faire ensuite un sabayon. Battre les jaunes d’œufs avec le sucre 2 minutes. Placer la préparation dans une casserole à feu très doux, ajouter le pineau en plusieurs fois tout en battant continuellement.
Au bout de quelques minutes la préparation aura doublé et épaissi. Retirer du feu et laisser refroidir.
Battre la crème fraîche très froide en chantilly. Puis y intégrer le sabayon. Mélanger délicatement.
Verser au dessus de la base au biscuit, puis remettre au congélateur au moins 6 heures.

A l’aide d’une mandoline découper de très fines tranches d’ananas.
Placer dans une casserole le sucre, l’eau et le piment et en faire un sirop.
Laisser refroidir puis verser sur les tranches d’ananas. Placer au frais 1 heure.

Sortir votre gâteau glacé 10 minutes avant de servir.
Couper en tranches, ou alors à l’aide d’un emporte pièce (pour se la jouer)
Déposer quelques tranches d’ananas sur chaque portion. Décorer de feuilles de menthe et/ou de gâteau émietté.

20/02/12

Que mange-t-on à Naples?


Quand on ne connaît pas une ville et qu’on ne sait pas où manger, il y a les fameux guides de voyage - ça dépanne. Même s’il y a parfois de bonnes adresses, il y a aussi de belles entourloupes. C’est un peu comme à la loterie.
Les Napolitains sont sympas. Il faut plutôt leur demander où ils mangent, et là, peu de chance d’être déçu.

Je suis tombée sur quelqu’un pour qui la ville n’a pas de secret… Si Mario a du talent pour photographier la ville de Naples - avec ses coins sombres et ses réalités - on ne s’étonnera pas que ses bonnes adresses nous mènent vers des lieux authentiques et tradi à souhait. C’est bien ça qu’on vient chercher, n’est ce pas?


Tout d’abord, Naples, c’est la Pizza. C’est ici qu’elle a été inventé, et pas besoin d’une tonne de garniture pour l’apprécier : une simple Margarita te fera tomber par terre. Je ne dis pas ça seulement pour la mozzarella de folie ou la sauce tomate ultra fraiche qu’il y a dessus, mais aussi pour la pâte - moelleuse à l’intérieur, légèrement croustillante à l’extérieur et cuite à la perfection (faire un crochet par la pizzeria Capasso est essentiel).

Il ne faut pas non plus louper la Pizza Fritta. D’abord frite à l’huile et ensuite cuite au four. Bien sûr c’est plutôt gras en bouche et rappelle un peu le goût de beignet, mais bizarrement on a facilement envie d’en commander une deuxième. Les meilleures sont chez Figliole, entre 5 et 6 Euros!


Et puis il y a les fameuses cantines où l’on mange et boit pour une dizaine d’Euros des plats incroyables. Pensez polpette, spaghettis aux palourdes, pâtes aux lentilles, salade de poulpe… et la liste est longue… On y mange bien, comme à la maison et pour pas cher. Et on y rencontre aussi des gens incroyables comme Vittorio, patron du Cibi Cotti da Nonna Anna, au cœur du Mercatino Rionale Torretta. Il s’assoit à table avec toi, t’engueules si tu commandes un coca, te montre comment tenir correctement tes couverts – et il offre aussi sa tournée de liqueur de noix pour bien finir le repas. Ambiance assurée si t’as le bonheur de le croiser.


Il y a aussi Maria de la cantine sans nom, qu’on appelle aussi Trattoria Casillo, au bout de via san liborio, près de Montesanto. A bientôt 70 ans, c’est un véritable chef d’orchestre dans sa mini cuisine aux 6 brûleurs. La vraie Mamma Italienne, généreuse, cuisinière hors pair cela va de soit, et qui fait les meilleurs porpette du monde. Son mari ronchonne et contrôle à l’entrée, et son fiston Vincenzo fait le service et s’occupe du marché tous les matins. On dit que cet endroit est addictif, je confirme. Tout y est bon, le lieu est magnifiquement simple – on y est bien.

Il y a aussi des trucs qu’on trouve difficilement ailleurs, comme les friarielli (rapini) au goût fort et amer : mangés en salade, avec des saucisses ou encore sur une bruschetta, cela ne pousserait que dans la région (même si en vrai on en trouve aussi au nord de L’Espagne et dans quelques autres coins du monde). Il y a aussi des plats étranges comme la cotica, rien d’autre que de la peau de cochon bien collante sous la dent – à ne pas rater évidemment.


En mode Street Food Napolitain on trouve un peu partout les friggitoria qui offrent un large choix de friture comme les beignets d’aubergines, de fleurs de courgette, ou encore de macaronis et fromage appelés frittatina.

Côté sucrage de bec on ne passera pas à côté des fameux baba napolitains (c’est une tradition chez eux aussi), des zeppole (sorte de pâte à choux coupée en deux, fourrée de crème pâtissière et décorée d’une cerise confite), ou encore des fameux sfogliatelle (fine pâte feuilletée fourrée de ricotta et de fruits confits), superbement beau, croustillant, et bon!

Ah! Et le goût du café! On ne le retrouve nulle par ailleurs. Pourtant c’est le même café et les mêmes machines que dans le reste de l’Italie. La rumeur dit que l’eau de Naples y est pour quelque chose. En tout cas, coup de cœur pour le caffe brasiliano : un café pas complètement noir, composé d’un shot d’expresso recouvert d’une généreuse mousse de lait et de cacao. Et on racle le sucre au fond du verre à la petite cuillère, comme les Napolitains.

On peut finir par un petit tour sur le port pour déguster une vraie glace italienne - pas les trucs industriels dégueu – j’en ai mangé une vraie à Chalet Ciro.

Mamma Mia, que c’est bon!!




Lire l'article sur le Huffington Post.



- Ristorante Pizzeria Capasso Vincenzo, Via Porta San Gennaro, 2, Napoli
- De' figliole, Via Giudecca Vecchia, 39, Napoli
- Cibi Cotti - Da Nonna Anna, Via G. Galiani n. 3°, Mercatino Rionale Torretta, Napoli
- Trattoria Casillo, Vicoletto Rosario A Porta Medina,25, Napoli

15/02/12

Bruschetta con friarielli, comme à Naples


Mais non voyons, je n’hiberne pas. Je me balade. Je mange des bruschettas matin, midi et soir pour prolonger ma dernière virée en Italie. Je bois du pineau aussi, en nostalgie de mon passage dans les Charentes… je n’hiberne pas.

Je laisse ma tête faire encore un tour ou deux et je reviens dessus – plus en détail…

Ces bruschettas-là, je les ai faites comme Mario, avec les quelques friariellis cachés dans mes bagages. Peu de chance que tu en trouves par chez toi à moins que tu habites le sud de l’Italie.

M’enfin, sache qu'
on peut mettre ce qu’on veut sur les bruschettas - alors ne boude pas et un peu d’imagination steplait (pousses de brocolis, épinards… ).



Quelques tranches de pains toastées, un bon filet d’huile d’olive, un petit fromage fumé, comme la scarmorza ou mozzarella fumée; le tout au grill le temps de faire fondre le fromage… Et on ajoute par dessus une bonne dose de friariellis cuits (ou ce que tu voudras).

Les friariellis on les cuit à l’eau, puis on les fait revenir à la poêle avec un peu d’huile d’olive et quelques gousses d’ail.

Et là, Mamma miaaa… unlimited happiness.



Sur la vie de ma tête, un jour j’irai vivre en Italie…

05/02/12

Comment garder la pêche en hiver


C’est quoi ton truc à toi pour carburer en hiver? Je te vois d’ici avec tes joues toutes roses, et ton gros nez qui coule… Viens découvrir mes trucs à moi dans mon premier article pour le Huffington post.


Ma boisson du matin en ces jours de grand froid: un cocktail de jus de fenouil, poire et betterave




(Pour un grand verre)

- 1/2 fenouil
- 1 poire
- 2 cc à soupe de jus de betterave

On ressort la centrifugeuse qui prend la poussière dans un coin (ou alors on songe à investir...)
Extraire le jus de fenouil et de poire. Verser dans un grand verre. On peut ajouter 1 ou 2 glaçons et même quelques gouttes de citron pour éviter l'oxydation. Verser 2 cuillères à soupe de jus de betterave sur le dessus, laisser vos yeux s'écarquiller et vos papilles savourer. Santé !



02/02/12

Un p'tit plat du Congo : Le Saka-saka


Petite je troquais mes Tupperwares de couscous contre son Saka-saka.
On faisait ça dans la cours de récré en catimini – des fois que des rapaces nous repèrent – c’était sérieux. Ça fait longtemps que je ne rigole pas avec la bouffe. J’ai rencontré Boulette (et le Saka-saka de sa maman) du haut de mes 12 ans d’âge - depuis je ne la lâche plus.

Le Saka-saka est un plat d’Afrique Centrale composé de feuilles de manioc, d’épinards, de pâte d’arachide, au poisson ou à la viande. Ce n’est pas un plat de tous les jours, parce que d’une c’est très riche mais aussi parce que la préparation est longue - très loooongue. La sève des feuilles de manioc étant nocive on les fait cuire 3 fois sur 3 jours pour éviter les problèmes. Du coup, quand on en prépare, on en fait pour un régiment – à partager avec les amis. On peut aussi le congeler si on utilise des feuilles fraîches.

Les aubergines dans la préparation c’est optionnel, mais pour le coup il va falloir trouver des petites aubergines rondes du pays, de couleur verte ou jaune, que l’on trouve à Château Rouge ou à la Goutte d’Or pour les Parisiens. C’est aussi là-bas que l’on trouve les feuilles de manioc – j’achète les boules congelées c’est plus rapide. Tu y trouveras aussi du Safou (ou Atanga) – grande découverte pour moi – petit fruit de couleur violette très proche de l’avocat par sa texture en plus acidulé, il faut absolument essayer!! Les femmes les vendent dans des sacs à l’angle de la rue Dejean /rue des Poissonniers.


J’aime me balader à la Goutte d’Or. J’aime y découvrir des produits inconnus au bataillon. J’aime qu’on m’y file des recettes venues d’ailleurs (ça marche seulement pour peu que tu sois un peu gentil-le). J’aime aussi halluciner devant l'un des premiers cinéma de Paris reconverti en magasin de chaussures bon marché (Kata). A voir en vrai sérieusement, la salle est restée intacte!

Mais maintenant revenons à notre recette : la recette du Saka-saka de la maman de Boulette. Un très grand merci à Julienne pour avoir accepté de partager sa recette, le meilleur Saka-saka que j’ai jamais mangé.



Accord mets-vins :
histoire de te la jouer trop fort(e), ma cops' Louise propose, pour être au top sur ce plat, un joli vin des sables à découvrir sur quillesdefilles : arômes, notes et histoire en quelques mots pour se la péter devant les copains!

Sinon, la recette est imprimable ici